Le vote, et la casquette à girophare
Il a fallu voter pour n'en garder qu'un seul. Le projet élu : une casquette à girophare pour les bénévoles, qui s'allume dans les files d'attente pour leur faire bénéficier d'un coupe-file.
Quand on vous dit que des dirigeants peuvent être créatifs.
C'est ce moment précis qui nous intéressait le plus. Apprendre à s'approprier une idée qui n'est pas la sienne, et à en devenir un acteur utile plutôt qu'un simple commentateur : c'est un vrai sujet de CODIR, déguisé en jeu.
Les chapeaux de Bono, version La Jeance
Pour challenger la casquette, nous avons repris une méthode classique : les six chapeaux de Bono, qui consistent à regarder un même sujet sous six angles différents. Revisitée à notre façon, elle s'est jouée en six duos, chacun dans une posture différente : neutralité, émotion, pessimisme, optimisme, créativité, organisation. Chaque duo analysait le projet retenu sous son angle et faisait émerger ce qu'il y voyait.
Deux choses ressortent :
Même sur un projet loufoque, certains arrivent à des analyses très perspicaces. Le décalage ne tire pas le niveau de réflexion vers le bas.
Adopter une posture qui n'est pas la sienne aide à comprendre ce que les autres apportent. Quand on a tenu un rôle qui n'est pas le sien, on écoute autrement ceux dont c'est le réflexe naturel.
Quand la parole se libère
Pour clôturer, chacun a d'abord noté seul, en silence, un point précis où le collectif avait rendu quelque chose plus possible pendant l'atelier. Après un bref échange en duo, le groupe s'est retrouvé autour d'une question : quel geste ou quelle pratique voulez-vous revoir lundi au bureau ? Les réponses ont été classées en direct sur un paperboard : dépasser un blocage, rendre possible, bien collaborer.
Beaucoup de choses sont remontées. Le décalage avait fait l'effet escompté : la parole était libérée. Parmi ce que les participants ont noté : des idées qui font boule de neige jusqu'à une solution commune, le lâcher-prise pour se laisser porter par la dynamique de groupe, l'envie de partager davantage d'idées avec les collègues et de traiter plus de sujets en petits comités.
Ce que la facilitation ludique permet de travailler
On l'a dit en clôturant la journée : retirez l'humour et le décalage de ce qu'on vient de faire, les mêmes réflexes (faire boule de neige sur les idées des autres, s'approprier un projet qu'on n'a pas inventé, décider puis assumer à plusieurs) fonctionnent sur presque tous les vrais sujets du quotidien. L'humour a servi d'ouvre-boîte pour y accéder plus vite qu'un séminaire classique ne l'aurait permis.
Ici, l'enjeu était de construire ensemble. La cohésion en est un autre terrain d'application (on l'explique ici), et la même approche sert à travailler tous les enjeux collectifs d'une équipe : alignement, valeurs, création collective... Le décor change selon le sujet, la logique reste la même : un cadre ludique qui libère la parole, pour travailler sérieusement sur le fond.
Un immense merci à l'équipe de Tecalemit Aerospace pour son accueil et sa capacité à jouer le jeu, du premier tirage au sort jusqu'à la remise des certificats.
Alignement, valeurs, création collective : si votre équipe a un enjeu collectif à travailler, on peut construire un atelier de facilitation ludique sur mesure. Contactez-nous et challengez-nous.

FAQ : facilitation ludique et CODIR
C'est quoi la facilitation ludique ?
C'est une approche d'animation de groupe qui installe un cadre décalé (humour, scénario, émotion, jeu) pour qu'une équipe travaille un vrai enjeu collectif. Le groupe passe par un univers fictif où il n'a rien à perdre, ce qui libère la parole et efface les postures habituelles.
Pour quels enjeux d'équipe utiliser la facilitation ludique ?
Pour tous les enjeux collectifs : construire ensemble, s'aligner, travailler des valeurs, faire émerger des idées nouvelles, créer du lien. Le sujet change, la mécanique reste la même : un cadre ludique pour travailler sérieusement sur le fond.
La facilitation ludique convient-elle à un CODIR ou à des dirigeants expérimentés ?
Oui, à condition de ne pas les infantiliser. Avec des profils aguerris, pas de métaphores Lego : un décalage assumé, un cadre cohérent et un vrai niveau d'exigence dans les consignes. Dans l'atelier raconté ici, même sur un projet loufoque, plusieurs participants ont livré des analyses très perspicaces.
Quelle différence avec un atelier de facilitation classique ?
Un atelier classique travaille directement sur le sujet réel, avec chacun dans son rôle habituel. La facilitation ludique passe par un univers sans lien avec le quotidien : on y travaille les mêmes réflexes (imaginer, débattre, décider, s'approprier l'idée d'un autre) sans les freins de la posture et de la hiérarchie.
Combien de temps dure un atelier de facilitation ludique ?
Celui raconté ici a duré une demi-journée. La durée dépend de l'enjeu à travailler : chaque atelier est construit sur mesure.
Je m'appelle Benjamin Poucin aka l'a-jean Ben, co-fondateur de La Jeance. Je conçois et j'anime des ateliers de facilitation ludique pour travailler les enjeux collectifs des équipes : alignement, valeurs, création collective.