Le déroulé
Comme évoqué plus haut, à l’issue de leur réunion de travail, un message du grand patron est affiché sur écran, annonçant l’arrivée de D-Luck et précisant que c’est à eux de prendre les choses en main.
Après une courte pause, tout le monde se retrouve dans la salle, accueillis par deux étranges personnages : Craig Bellyman, le manager de D-Luck, sérieux et autoritaire, et Enzo Bouvier, l’assistant personnel de la vedette, plutôt timide et apeuré.
Au centre de la pièce, un immense tas de fournitures diverses et colorées.
Après un rapide quiz rigolo sur de vrais caprices de stars, pour chauffer le groupe, le manager pose les consignes. Répartis en sous-groupes, ils ont une petite heure pour préparer tous les éléments du “rider” (ou liste d’exigences) de la star, avant que la star ne débarque.
Chaque petite équipe se voit confier une partie de la mission, chacune avec son rider composé d’une dizaine de caprices insolites.
On retrouve ainsi :
une équipe “Accueil”, qui doit notamment imaginer un dispositif pour transporter D-Luck incognito du hall à sa loge, installer un tapis rouge pour atteindre un fauteuil enrobé de papier cadeau, fournir des badges avec des “surnoms K-pop” pour tout le groupe, etc.
une équipe “restauration et culture française”, dont les tâches sont par exemple d’organiser un cheese tasting commenté, de concevoir un buffet de crudités découpées exclusivement en étoiles, de trier des bonbons par couleur, etc.
une équipe “style”, en charge de décorer la pièce, d’habiller le personnel, de concevoir une niche-palais pour le doudou de la star, de réaliser une peinture de La Reine des Neiges, etc.
et enfin une équipe “training” avec des coachs de préparation physique, mentale et vocale pour mettre D-Luck en condition avant son concert du soir.
Évidemment, les moyens à disposition sont limités, et il faut être créatifs et malicieux pour arriver à ses fins, voire duper la diva si besoin.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les participants ont su être imaginatifs et se sont prêtés au jeu avec même un certain sérieux pour cocher toutes les cases.
Un signe positif que nous aimons détecter lors de nos activités, c’est lorsque, une fois lancés, les participants nous répondent à peine quand on passe voir si tout va bien, absorbés par leurs tâches.
La révélation
Le téléphone du manager sonne. C’est D-Luck. Il est arrivé à l’hôtel un peu en avance et il est furieux car personne n’est là pour l’accueillir !
Branle-bas de combat, il est temps d’aller chercher la star et de lui dérouler le tapis rouge, au sens propre comme au sens figuré.
S’ensuit une seconde heure de jeu difficile à raconter ici par écrit, mais qui marque l’apogée de la dimension burlesque de l’activité. Conforme à ses photos ridicules, D-Luck se révèle aussi idiot que prévu, pathologiquement narcissique, mais dans le fond plutôt gentil.
Le comédien interagit avec les participants, commet des gaffes et se laisse présenter toutes les réalisations des équipes. Un exercice intéressant car il permet à tous de voir ce que les autres ont préparé, de libérer les talents d’orateur de certains, et surtout de rire.
On retiendra un magnifique tapis rouge en papier crépon sur lequel D-Luck s’étalera, une dégustation de fromages premier prix conduite comme une dégustation de grands crus, un dispositif en carton de taille humaine pour cacher l’artiste des regards, une séance de méditation totalement perchée, un entraînement vocal aux sonorités incompréhensibles, j’en passe et des meilleurs.
Une chose est sûre : D-Luck n’est ici qu’un artifice, les vrais protagonistes sont bien les participants eux-mêmes, et tant mieux.
Pourquoi ce team building fonctionne
Tout team building est évidemment perfectible, celui-ci n’échappe pas à la règle.
Toutefois, je note plusieurs éléments qui, selon moi, ont favorisé le bon déroulé et le bon accueil de cette prestation.
le scénario était conçu pile pour eux, pour coller à leur univers et à leur marché
le burlesque / décalé est propice au lâcher-prise
les petits groupes, en compétition bienveillante les uns avec les autres, créent une émulation
la multi-activité permet de varier les plaisirs et de plaire à un plus grand nombre
le concept de “vilaine” star crée un effet de cohésion immédiat, tous les collaborateurs s’unissant pour lui faire face
les activités demandent de la créativité, de la manipulation, de l’improvisation
rien ne fonctionne seul, il faut “faire” ensemble pour avancer
Certes, la quantité de travail à fournir de notre côté est bien plus importante, mais aussi, et c’est ce que j’aime dans ce métier, plus variée et créative. Entre l’écriture du scénario et de la mécanique de jeu, la création de la fausse star, la production de sa chanson, du quiz, des supports… le tout 100% fait maison.
C’est également, disons-le, un budget plus élevé qu’une heure de paintball, mais j’espère vous avoir convaincus que le jeu en valait la chandelle.
Un immense merci aux équipes d’IHG pour leur confiance et leur accueil.
Ce projet vous donne un aperçu de ce qu’on peut imaginer à La Jeance. Si cela vous intrigue ou vous fait envie, parlons-en !

Pour aller plus loin
👉 La fausse dégustation qui a trompé tout le monde
👉 Ils pensaient se faire recadrer par des scientifiques allemands. C'était un team building
👉 Libérer une équipe juridique sans finir au tribunal
👉 Cohésion d'équipe : comment la provoquer (et pourquoi ça ne se décrète pas)
Je m'appelle Benjamin Poucin aka l'a-jean Ben, co-fondateur de La Jeance. Je conçois et j'anime des ateliers de cohésion d'équipe originaux, toujours personnalisés, qui créent une vraie cohésion dans les équipes.