Un défi créatif et logistique
En février dernier, nous relevons le défi d’organiser le team building du séminaire annuel des équipes Retail d'un grand groupe, en collaboration avec MCI.
À Paris, 150 collaborateurs venus de toute la France se retrouvent pour l’occasion. Ils se connaissent peu. Nous avons 1h30, pas une minute de plus. La thématique annoncée est claire : l’art urbain. Plutôt sympa.
À cette échelle, le défi est double. Concevoir une activité intéressante est déjà exigeant. Embarquer autant de personnes en même temps l’est encore plus. Mais il faut aussi garantir une expérience fluide, sans temps mort, avec un rythme maîtrisé du début à la fin. À 150, le moindre flottement se voit immédiatement.
L’objectif est précis : proposer un team building original et créatif, capable de générer rapidement de vraies interactions et de renforcer l’esprit d’équipe dans un format court et dense.

Graf’ ton collègue, ou réveiller l’artiste en chacun
Plutôt que d’organiser un atelier sérieux de street art, nous faisons un pari différent.
Un cours implique des niveaux, des comparaisons, une notion de “réussite” ou d’“échec”.
Bref, pas vraiment l’état d’esprit recherché dans un team building.
Notre parti pris est plus simple et plus audacieux : réveiller l’artiste en chacun.
L’atelier est confié à deux immenses street artists nés pour l’occasion : JeanSky et JeanOne (c’est-à-dire nous, vous l’avez deviné).
JeanSky débarque casquette retournée, blouse taggée, et explique avec un faux sérieux appliqué que chacun va devoir grapher le portrait de son collègue assis en face de lui : Graf' ton ton collège !
Une phrase tombe vite parmi les participants : “Oui mais moi, je ne sais pas dessiner.”
Parfait. C’est exactement le point. Il ne s’agit pas d’être bon, il s’agit d’oser. Ici, pas de bon ou de mauvais dessin, seulement des styles et des interprétations. Et pour dessiner quelqu’un, il faut d’abord s’y intéresser. Le portrait devient un excellent prétexte pour apprendre à se connaître autrement que par les questions convenues. Le décalage installé par nos faux artistes désinhibe immédiatement le groupe.






